Ces parasites qui se cachent derrière vos maladies chroniques

June 4, 2026

Et si la fatigue que vous traînez depuis des mois, vos anticorps thyroïdiens qui restent élevés malgré le traitement, ou cette anxiété inexpliquée que vous n’arrivez pas à faire partir… avaient un invité clandestin à l’origine ?

L’idée peut sembler étrange au premier abord. Mais la science, elle, ne la juge pas farfelue. De plus en plus de recherches documentent des liens solides entre certaines infections parasitaires et des maladies chroniques que la médecine conventionnelle peine à expliquer. Hashimoto. Cancer. Schizophrénie. Urticaire chronique. Résistance à l’insuline.

Ce que je vais vous partager ici n’est pas de la pensée ésotérique. Ce sont des données vérifiées, publiées dans des revues scientifiques internationales. Des données que j’intègre au quotidien dans mon travail de terrain.


Les parasites reconnus cancérogènes certains par l’IARC

Commençons par ce qui est le plus établi. Le Centre International de Recherche sur le Cancer (IARC), organe de l’Organisation Mondiale de la Santé, a classifié trois parasites comme cancérogènes certains pour l’être humain, soit le niveau de preuve le plus élevé qui existe en épidémiologie.

Schistosoma haematobium est un ver sanguin présent surtout en Afrique et au Moyen-Orient. Ses oeufs se logent dans la paroi de la vessie, déclenchant une inflammation chronique qui, sur des années, peut évoluer vers un carcinome à cellules squameuses de la vessie. C’est l’une des premières causes de cancer de la vessie dans les régions endémiques, juste derrière le tabac.

Opisthorchis viverrini et Clonorchis sinensis, deux douves hépatiques transmises par le poisson d’eau douce cru ou peu cuit, sont responsables d’un cholangiocarcinome – un cancer des voies biliaires- en Asie du Sud-Est. Ces parasites libèrent des métabolites de type estrogène qui créent des adduits à l’ADN des cellules épithéliales, initiant ainsi le processus de cancérogenèse.

Le mécanisme commun à ces trois parasites est bien compris aujourd’hui: une inflammation chronique de longue durée, combinée à des métabolites toxiques d’origine parasitaire, finit par déstabiliser l’ADN des cellules voisines. La durée de l’infection est le facteur déterminant. Plus elle dure, plus le risque augmente.

D’autres parasites sont également associés à certains cancers dans la littérature scientifique, même si leur classification reste en cours d’évaluation:

  • Cryptosporidium parvum et le cancer digestif,
  • Trichomonas vaginalis et le cancer de la prostate ou du col de l’utérus,
  • Plasmodium falciparum (le parasite du paludisme) et le lymphome de Burkitt.

Le fil rouge: l’inflammation chronique silencieuse comme terrain de dégénérescence.


Parasites et Hashimoto: le lien qui change tout

C’est probablement le lien le plus pertinent pour les femmes qui me lisent, et celui qui me tient le plus à coeur en pratique clinique.

Blastocystis hominis est le parasite intestinal le plus répandu chez l’être humain. Sa prévalence atteint jusqu’à 60% dans les pays en développement. Il est souvent asymptomatique, ou déclenche des symptômes si discrets que personne ne fait le lien.

En 2020, une étude clinique publiée dans Therapeutic Advances in Endocrinology and Metabolism (El-Zawawy et al.) a divisé 60 patients en trois groupes: des patients Hashimoto sans Blastocystis, des patients Hashimoto avec Blastocystis, et des sujets sains. Les résultats sont sans appel. Les patients avec les deux conditions présentaient les anticorps anti-TPO les plus élevés et les niveaux thyroïdiens les plus bas. Après éradication du parasite, les anticorps ont diminué significativement, et les niveaux thyroïdiens se sont améliorés.

Le mécanisme est désormais bien documenté. Blastocystis augmente les niveaux d’IL-17, une cytokine pro-inflammatoire qui est au coeur de la pathogenèse d’Hashimoto. La maladie de Hashimoto est une maladie Th17, pas seulement Th1 comme on le croyait auparavant. Tout ce qui stimule l’axe Th17 aggrave la destruction thyroïdienne.

Par ailleurs, ce parasite augmente la perméabilité intestinale. Une fois l’intestin hyperperméable, des antigènes passent dans la circulation, le système immunitaire s’emballe, et les tissus thyroïdiens peuvent devenir des cibles collatérales par mimétisme moléculaire.

Ce que cela signifie concrètement: si vous avez Hashimoto et que votre terrain intestinal n’a jamais été exploré, vous manquez peut-être une pièce majeure du puzzle.


Toxoplasma gondii et le cerveau: l’histoire la plus fascinante de la parasitologie

Toxoplasma gondii est un parasite protozoaire présent chez 30 à 65% de la population mondiale selon les régions. La plupart du temps, l’infection primaire est silencieuse ou ressemble à une légère grippe. Mais une fois installé, le parasite forme des kystes persistants dans les tissus dont le cerveau, le coeur, les muscles et les yeux.

Et c’est là que l’histoire devient étrange.

Chez les rongeurs, il est démontré que Toxoplasma gondii manipule le comportement de l’hôte pour faciliter sa propre transmission. Le parasite a besoin que le rongeur soit mangé par un chat pour compléter son cycle de vie. Il y parvient en supprimant spécifiquement l’aversion naturelle des rats à l’odeur du chat. Comportement qui disparaît à l’infection et ne revient jamais.

Chez l’humain, de nombreuses méta-analyses (dont celle de Torrey et al. et la revue systématique de Sutterland et al., 2020) documentent une association significative entre la séropositivité à Toxoplasma et la schizophrénie. Le mécanisme impliqué: une neuroinflammation de bas grade combinée à une dérégulation de la dopamine cérébrale. Le parasite produit lui-même une enzyme impliquée dans la synthèse de dopamine.

Des études complémentaires retrouvent également des associations avec les troubles bipolaires, la dépression, et des modifications de la prise de risque et de l’impulsivité chez des individus séropositifs par ailleurs considérés comme sains.

Ce n’est pas encore une causalité pleinement établie chez l’humain. Mais c’est suffisamment sérieux pour être sur le radar de tout praticien qui travaille avec des patients présentant des troubles neurologiques ou psychiatriques sans explication claire.


Parasites et maladies auto-immunes: le lien intestin-immunité

Au-delà de la thyroïde, plusieurs parasites sont associés à une activation immune chronique qui peut alimenter diverses pathologies auto-immunes.

  • Giardia lamblia est associé à des arthrites réactives et des troubles inflammatoires chroniques.
  • Entamoeba histolytica, souvent portée sans symptômes digestifs évidents, peut déclencher des atteintes extra-intestinales et entretenir une inflammation systémique.
  • Dientamoeba fragilis, parasite encore sous-diagnostiqué, est fortement lié à l’urticaire chronique idiopathique, aux éosinophilies inexpliquées, et à un tableau de fatigue-irritabilité-troubles du transit qui ressemble à une colopathie fonctionnelle classique, mais qui ne répond jamais vraiment aux traitements conventionnels.

La clé de compréhension est toujours la même: l’hyperperméabilité intestinale. Ces parasites fragilisent la barrière muqueuse intestinale. Une barrière compromise, c’est une immunité qui n’est plus localisée à l’intestin mais qui devient systémique, chronique, et potentiellement auto-réactive.


Parasites et peau: la cause intestinale que le dermatologue ne cherche pas

L’urticaire chronique est l’un des tableaux cutanés où le lien parasitaire est le mieux documenté. Des études montrent une association significative entre Blastocystis hominis, Dientamoeba fragilis et l’urticaire chronique réfractaire, c’est-à-dire celle qui résiste aux antihistaminiques.

Plus largement, des parasites intestinaux chroniques peuvent alimenter un prurit inexpliqué, une tendance à l’eczéma, ou des poussées cutanées récurrentes dont l’origine n’est jamais retrouvée lors des bilans dermatologiques standard.

La peau parle souvent ce que l’intestin ne peut plus taire.


Parasites et métabolisme: les carences que vous ne pouvez pas combler

Giardia lamblia en particulier est réputé pour induire une malabsorption sévère: vitamine B12, fer, zinc, vitamines liposolubles A, D, E, K. Des carences profondes, résistantes à la supplémentation, tant que le parasite est là.

On voit ces patients en consultation: supplémentation bien menée, alimentation soignée, et pourtant les bilans restent bas. Fatigue persistante, cheveux qui tombent, immunité fragile. L’intestin est colonisé, et ce qu’on donne d’un côté ressort de l’autre.

Certains parasites sont également associés à une inflammation de bas grade qui entretient une résistance à l’insuline.

Quand on cherche à corriger un terrain métabolique sans explorer l’axe intestinal, on tourne en rond.


Les signaux que votre terrain vous envoie

Votre corps n’est jamais silencieux. Voici les signaux qui, combinés, méritent qu’on explore l’axe parasitaire:

  • Signaux digestifs: ballonnements chroniques, alternance diarrhée-constipation, selles molles fréquentes, bruxisme nocturne (grincement des dents la nuit), prurit anal surtout le soir ou la nuit, nausées sans cause identifiée.
  • Signaux généraux: fatigue profonde malgré un sommeil suffisant, carences persistantes malgré une supplémentation correcte, réveils nocturnes récurrents entre 1h et 3h du matin (fenêtre foie-vésicule biliaire en médecine traditionnelle chinoise).
  • Signaux neurologiques et émotionnels: irritabilité inexpliquée, anxiété fluctuante, brouillard mental, trouble de la concentration.
  • Signaux cutanés: urticaire chronique, prurit sans lésion, poussées eczémateuses récurrentes.
  • Signaux hormonaux: anticorps thyroïdiens élevés et persistants, déséquilibres hormonaux difficiles à stabiliser, syndrome prémenstruel marqué.

Vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces signaux ? Ce n’est peut-être pas dans votre tête.


Vous voulez comprendre et agir concrètement ?

J’ai créé un guide antiparasitaire complet pour vous accompagner pas à pas. Il vous explique les grandes lignes de l’approche terrain: comment préparer votre organisme, dans quel ordre agir, et comment soutenir vos systèmes d’élimination naturellement.

Aucun détail de protocole n’est laissé de côté pour vous permettre d’avancer en autonomie et en sécurité.

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Ce qui se passe vraiment en consultation naturopathique

Parce que parfois, un guide ne suffit pas. Et c’est tout à fait normal.

Quand vous venez en consultation d’évaluation naturopathique chez moi, voici ce que nous faisons ensemble.

L’anamnèse fonctionnelle approfondie. On ne part pas d’une liste de symptômes. On remonte le fil. Votre histoire digestive depuis l’enfance. Vos épisodes de stress. Vos traitements passés. Vos antécédents familiaux. Votre relation à l’alimentation. Ce que la médecine conventionnelle a cherché, ce qu’elle n’a pas trouvé. Je cherche les patterns, pas les étiquettes.

L’Oligochek, bilan de terrain fonctionnel. C’est mon outil d’analyse du terrain. Il me permet d’évaluer votre statut en minéraux essentiels, oligo-éléments, vitamines, ainsi que votre niveau de stress oxydatif et votre charge en métaux lourds. Ce bilan me donne une image fonctionnelle de votre biochimie: là où vos déficits fragilisent vos systèmes de défense, et là où une accumulation toxique bloque vos fonctions d’élimination. Ce n’est pas un examen médical, c’est une lecture de terrain.

L’identification des causes racines. Ensemble, nous identifions quels axes prioritaires traiter: intestin, foie, système nerveux, terrain hormonal. Le parasite, s’il est suspecté, est replacé dans son contexte global. Un parasite s’installe rarement sur un terrain sain. C’est le terrain qui crée les conditions de son installation.

Votre Programme d’Hygiène Vitale personnalisé. À l’issue de la consultation, vous repartez avec un accompagnement structuré, progressif et réaliste, adapté à votre quotidien marocain, à vos ressources, à votre rythme. Pas un régime. Pas une liste de compléments à avaler. Une stratégie terrain.

Le suivi. Le travail ne s’arrête pas à la première consultation. On ajuste, on évalue, on adapte. Parce que le terrain évolue, et l’accompagnement doit évoluer avec lui.


Prêt(e) à explorer votre terrain ?

Si vous souhaitez comprendre ce qui se passe vraiment dans votre organisme, et pas seulement faire taire les symptômes, la consultation d’évaluation naturopathique est le point de départ.

On n’y fait pas de diagnostic médical. On y fait quelque chose de différent : on lit le terrain, on cherche les causes, et on construit un plan d’action qui vous ressemble.

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Sources scientifiques

¹ Bouvard V et al. A review of human carcinogens — Part B: biological agents. The Lancet Oncology. 2009 Apr;10(4):321-2. Lire sur PubMed

² Brindley PJ et al. Infection with carcinogenic helminth parasites and its production of metabolites induces the formation of DNA-adducts. Infectious Agents and Cancer. 2015. Lire sur PubMed Central

³ Eissa MM, Salem AE, El Skhawy N. Parasites revive hope for cancer therapy. European Journal of Medical Research. 2024 Oct 5. Lire sur PubMed Central

El-Zawawy HT, Farag HF, Tolba MM, Abdalsamea HA. Improving Hashimoto’s thyroiditis by eradicating Blastocystis hominis: Relation to IL-17. Therapeutic Advances in Endocrinology and Metabolism. 2020 Feb 21;11:2042018820907013. Lire l’étude complète | PubMed

Sutterland AL et al. Toxoplasma gondii infection and clinical characteristics of patients with schizophrenia: a systematic review and meta-analysis. Schizophrenia Bulletin Open. 2020;1(1):sgaa042. Lire l’étude complète

Fuglewicz AJ, Piotrowski P, Stodolak A. Relationship between toxoplasmosis and schizophrenia: a review. Advances in Clinical and Experimental Medicine. 2017. Lire sur PubMed


Sofia El Mansouri  Naturopathie Fonctionnelle. Micronutrition. Réflexologie. MTC. La Maison du Naturopathe  Casablanca @naturopathie_avec_sofia

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